Extraits de Presse

  • Les Miroirs de Fernando Pessoa, mise en scène d'Elvire Brison au Théâtre du Sygne, du 15 janvier au 9 février 2013 Dim 27/01 et 03/02 Je ne suis personne

    Galerie de photos "Miroirs de Fernando Pessoa"


    Metteure en scène de renom, Elvire Brison est la fondatrice et la directrice du théâtre du Sygne. Avec sa dernière création, "Miroirs de Fernando Pessoa", Elvire Brison fait ses adieux au monde du théâtre. Ce dernier spectacle met en scène et confronte les différents personnages présents dans l’œuvre de Fernando Pessoa. Le spectateur découvre avec eux le regard délicat et multiple de l’un des plus grands poètes portugais du 20ème siècle. Il s’agit d’une fine poésie contée par des comédiens de grand talent, accompagnés par la guitare de Renaud Dardenne, qui apporte à la prose de Pessoa un contrepoint musical.

    De belles tirades pour une très bonne mise en scène qui, il faut le dire, à dû nécessiter de grands efforts. Un univers étrange dans lequel je me suis senti bercé, puis disparaître, revenir, chercher en mon for intérieur... sur les accords de guitare et le ressac des vagues à Lisbonne - Alec.

    Hier soir ... étais-je au théâtre ... dans la réalité des sensations ... les retours de la raison ... ? N'étais-je pas plutôt au loin en voyage ... peut-être en errance au fond de moi-même ... ? Traversant le temps et les espaces de nos histoires, la poésie de Pessoa déploie ici ses réveries et ses paradoxes avec un tel naturel ... Grand travail que d'avoir osé cette adaptation et de l'avoir si calmement réussie - JMP


    Compte tenu que c'est Idwig Stephane qui est Pessoa en permanence, les quatre comédiens - John Dobrynine, Itzik Elbaz, Emmanuel Dekonninck se partagent (fort bien) plusieurs rôles. Grand est leur mérite de nous guider à travers la prose et la poésie labyrinthiques de Pessoa ! Sous la direction de la metteure en scène Elvire Brison, ils impriment un rythme qui pour être soutenu (dame, il y a "enquête"!) n'en ménage pas moins des plages plus rêveuses - en ce compris les plages musicales dues au guitariste Renaud Dardenne - et très différentes, à l'image de ces étranges personnages.

    La scénographie de Philippe Hekkers est ingénieuse et on admirera l'habileté et l'imagination des autres créateurs, lumière: Benoît Theron et vidéo: Vincent Pinckaers, qui le secondent étroitement (surtout quand on connait les contraintes de la petite salle du théâtre des Martyrs) Suzanne Vanina - ruedutheatre.eu

  • L'ECHANGE, mise en scène d'Elvire Brison au Théâtre du Sygne, du 12/11 au 11/12/2010

    Galerie de photos de "L'Echange"


    Idwig Stéphane, voilà encore un comédien que nous applaudissons depuis de nombreuses années, vraie star de théâtre (Les Revenants - En attendant Godot - Pauvre B - et d’autres pièces. Il a souvent travaillé avec Elvire Brison).

    Il est conforme au personnage de Thomas Pollock – un homme animé par l’argent auquel il donne une valeur invisible. une présence magnifique!


    Thomas Pollock : J’ai commencé sans le sou, moi, mais je n’avais pas de femme… Roger Simons - Novembre 2010 - Cinemaniacs

    Toutes mes félicitations pour le merveilleux spectacle de Claudel que j'ai vu hier! Quelle bonne idée, ce texte! Quelle bonne idée cette scénographie et cette direction d'acteur! Quelle distribution irréprochable! On entend et on écoute chaque réplique, et tout s'imprime! On entre dans un poème mais aussi une histoire! Du vrai, du grand théâtre! Je vous prie de bien vouloir relayer mon enthousiasme à toute l'équipe! Un théâtre nécessaire et beau! Brillantissime!... Le traitement du temps est très impressionnant: c'est une journée mais c'est aussi une vie, quatre vies... Peut-être une seule vie... Merci mille fois! Clément Laloy - Spectateur - Novembre 2010.

    Idwig Stephane, lointain François Mitterand, un superbe finaud! Luc Moës (Membre des « amis de Paul Claudel »)

  • EN ATTENDANT GODOT, mise en scène d'Elvire Brison au Théâtre du Sygne, du 12/11 au 12/12/2009

    Dernières nouvelles de Godot.

    Il faut l’apparition de Pozzo (Idwig Stéphane) tenant au bout d’une longe son esclave Lucky (Emmanuel Dekoninck) pour que le spectacle décolle vraiment.

    Le traitement humiliant et déshumanisant qu’inflige Pozzo - campé ici avec une cruauté suave par un Idwig Stéphane absolument fascinant - à Lucky rappelle ces lieux de barbarie... Philippe Tirard - La Libre Belgique - Mis en ligne le 20/11/2009.

    Un mininuscule espoir pour ne pas sombrer

    Idwig Stéphane campe un Pozzo inquiétant à souhait. JEAN-MARIE WYNANTS - Le Soir - lundi 30 novembre 2009, 10:45

  • En attendant Godot

    Bonheur de retrouver le plus célèbre texte de Samuel Beckett dans une mise en scène attentive d’Elvire Brison. Avec notamment Idwig Stéphane et Emmanuel Dekoninck en Pozzo et Lucky, éblouissant et pathétique tandem maître et esclave. Ph.T. - Libre Belgique « Vu et approuvé » - 25/11/2009)

  • Sous le signe de Charlot

    Surgit alors Pozzo, diable plus que dieu, horriblement méchant, qui tient en laisse Lucky, un chien méchant, victime consentante du sadisme de Pozzo. Là aussi deux superbes acteurs, Idwig Stéphane et Emmanuel Dekoninck. Christian Jade - 19 novembre 2009

  • LES REVENANTS, Au Théâtre des Martyrs, Mardi 25 novembre 2008 :

    Les fantômes du passé resurgissent toujours.

    La plus belle réussite reste toutefois la rencontre entre ce dernier et le fils de la maison, mettant face à face deux formidables acteurs de génération différente, Itsik Elbaz et Idwig Stéphane. Le premier fait pleinement honneur à sa récente désignation comme meilleur comédien de la saison 2007-2008 aux Prix de la critique. En fils prodigue, jeune artiste éloigné de la maison familiale par la volonté d’une mère qui ne lui a jamais expliqué les raisons de son attitude, il est à la fois nonchalant, arrogant, déboussolé, émouvant...

    Face à lui, Idwig Stéphane est un pasteur extraordinaire. Sec, précis, vif, il présente le visage d’un homme de foi et de convictions, insensible à tout ce qui n’est pas conforme à son idéal de vie. Mais bientôt, l’armure se fendille, son vrai visage se révèle. Idwig Stefan excelle a jouer ainsi avec les failles, les doutes, les douleurs du personnage.

    Du tout grand art qui permet de retrouver un jeune comédien auquel tout réussit et un de ses aînés que l’on voit trop rarement mais qui nous éblouit à chacune de ses apparitions.
    Jean-Marie Wynants - Le Soir - « Les Revenants »

  • LE MISANTHROPE, mis en scène par Jacques Lassalle (1999).

    Oronte y est pourpre, presque cramoisi (mention spéciale pour le jeu d’Idwig Stéphane. Il y a ce qu’il faut de vigueur et de mouvement, trois excellents acteurs (Andrzej Seweryn, Marianne Basler, Idwig Stéphane). Paris Match - « Le Misanthrope »

    Mais Claude Degliame, Delphine Rich, Mark Saporta et Idwig Stéphane font de si belles choses qu’on admet que la comédie passe à travers les larmes. Le Figaro - Frédéric Ferney -« Le Misanthrope »





  • APPELEZ-MOI ROSE, mis en scène par José Valverde (1996).

    Idwig Stéphane a une présence formidable. Etienne Crosnier.

    Je négligerai le talent du rare, trop rare Idwig Stéphane, le comédien principal, pour ne parler ici que du drame que Youri... Pascal Laine - Sacd




  • LA GUERRE DE TROIE N’AURA PAS LIEU, mis en scène par Francis Huster.(1994)

    Parmi les messieurs, on remarque le poète (Idwig Stéphane) très drôle...

    Interview de Jacques QUERALT - Midi Libre:

    Excellent « Demokos », le poète-sénateur de « La guerre de Troie n’aura pas lieu », Idwig Stéphane n’aime pas les interviews et préfère parler philosophie et surtout de sa grande passion : la mer. Rencontre « tanguante » avec un enfant du Nord qui n’a rien à cirer de sa carrière mais qui a joué tous les rôles titres du répertoire.

    Midi Libre : Seulement quelques instants pour un interview

    I.S. : Je trouve les interviews un peu nuls.

    M.L. : De quoi parler alors ?

    I.S. : De philosophie, par exemple ?

    M.L. : « Demokos », le poète-sénateur excité, c’est vous ?

    I.S. : Oui, je l’aime parce que ce personnage, Giraudoux ne l’aime pas, il se moquait des poètes. Je le défends parce que je défends toujours les faibles.

    M.L. : De quand date votre rencontre avec Huster ?

    I.S. : Je l’ai rencontré avec « Hamlet ». Huster c’est un allumé, un allumé de génie, mais un allumé, j’aime.

    M.L. : Evoquons vos principaux rôles...

    I.S. : Et si nous parlions plutôt de la mer... J’ai joué tous les rôles-titres, je suis le plus jeune « Roi Lear », je suis rapide mais tout ça, voyez-vous ne vaut pas la mer. En bateau j’ai fait tout le trajet d’« Ulysse », celui d’Homère. Quand je pars en mer, ce n’est pas pour fuir comme on le pense généralement, mais en fait, pour ne pas oublier. J’avais un bateau que j’ai dû vendre pour des raisons financières, c’est le plus dur qui pouvait m’arriver. Je n’ai aucun sens de la carrière, mon bateau, c’était tout. La mer, c’est un « battement » vis-à-vis de la pensée et vous êtes seul entre ciel et mer. Quand je reviens à terre, c’est très drôle, j’ai beaucoup de difficultés avec les comédiens, les rôles.

    M.L. : En mer, barreur ou capitaine ?

    I.S. : Je suis barreur car je refuse le moteur sauf pour entrer dans les ports, mais je suis aussi mécanicien, charpentier, navigateur. Magicien, quoi. J’ai déjà fait toutes les mers sauf le Pacifique. Mon plus grand voyage a duré un mois. Mais n’imaginez pas que je sois un très grand marin, j’aime la mer, c’est tout.

    M.L. : Un souvenir de théâtre, tout de même ?

    I.S. : Soit. A Bruxelles, je venais de jouer pendant deux ans « Pauvre B...» qui s’inspirait de « Pauvre Belgique » de Charles Baudelaire et savez-vous ce qui m’est arrivé ? J’ai senti que Baudelaire me tapait sur l’épaule…et j’ai pris peur, une vraie trouille, c’est que les cadavres des poètes et des acteurs de temps en temps se réveillent. Alors je me suis dit : « La vie avant tout, ma carrière, j’en ai rien à cirer ». Midi Libre - « La Guerre de Troie n’aura pas lieu ».



  • L’ANNONCE FAITE A MARIE, mis en scène par Jacques Delcuvellerie (1991).

    Dans le rôle d’Anne Vercors, Idwig Stéphane est remarquable de retenue et de présence, dégageant une sorte de conviction tranquille. Jean-Marie Wynants - Le soir - « L’annonce faite à Marie ».



  • EDOUARD II de Christopher Marlowe, mis en scène par J-F Colinet (1990).

    C’est pour mourir que nous vivons. Au centre de tout ce cirque de bruit et de fureur, Edouard II, magistralement campé par Idwig Stéphane à la fois répugnant et touchant, drôle et sordide, lâche et résolu, assoiffé de pouvoir et d’amour. Jean-Marie Wynants - « Edouard II ».





  • MARAT-SADE mis en scène par Gérard Gélas (1989).

    Profitons-en pour saluer d’ailleurs nombre de présences belges en bord de Rhône. Sade le précité a pour superbe interprète Idwig Stéphane, aussi troublant ici qu’il le fut en « Pauvre B… » (comme Baudelaire). Jean Pigeon - Le Vif - L’Express - « Marat-Sade » Avignon.





  • UNE NOCE de Tchékhov, mis en scène par Gérard Gélas (1988).

    Le lien existe par le biais de cet extraordinaire comédien qu’est Idwig Stéphane, tour à tour le père de la fiancée, un général de pacotille et ce vieil acteur comique en bout de course qui commettra le meurtre quasi rituel du souffleur.Olivier De Serres - Le Provençal - « Une Noce ».

    A vrai dire, on ne peut pas se perdre, guidé de main, de voix et de jeu de maître par l’énorme Idwig Stéphane dont l’habitude des « rôles-titres » a assuré le succès, indifféremment sous les traits de Pyrrhus, Néron, Dandin ou le Roi Lear.

    Idwig rassure dans un galimatias de cris, de gesticulations, d’imprécations qui s’apaisent au fil du temps pour venir pourrir, à marée basse, sur une plage-scène où une salle sciemment vidée d’une partie de sa substance vient s’abîmer dans la dérision.Idwig Stéphane est encore plus grand seul qu’accompagné. Paul Signoud-Avignon Off - « Une Noce ».

    C’est l’occasion pour Idwig Stéphane de se livrer à un prodigieux numéro d’acteur, lui qui a fait souffler un vent de folie au cours des deux pièces précédentes. Olivier Beylon - Le Dauphiné Libéré - « Une Noce ».



  • INTERVIEW DE MRS MORTE SMITH, mis en scène par Pierre Jacaud (1987).

    - Un étonnant Idwig Stéphane qui confère une classe inattendue à Bobby. Francis Chenot - Drapeau Rouge - « Interview de Mrs.Morte Smith »

    - Une présence puissante, un jeu expressif, une voix de violoncelle dont il joue en artiste, Idwig Stéphane va jusqu’au plus profond de lui-même pour cerner un rôle exigeant, difficile, multiforme. Claude Destabel - « Interview de Ms.Morte Smith » d’Augustin Gomez-Arcos




  • COMPTINE, mis en scène par Idwig Stéphane (1986).

    Mettre en scène le texte superbe, l’écriture poétique et incisive d’ Yves-Fabrice Lebeau tenait certes de la gageure. Idwig Stéphane a pénétré avec intelligence l’univers corrosif, cruel et écrasant de Lebeau. Sa mise en scène impose pernicieusement la tension, le malaise, sans redondance, sans exagération. Claire Diez - La Libre Belgique - « Comptine ».

    Dans une mise en scène absolument remarquable d’Idwig Stéphane qui a su jouer des défauts et des qualité de ses comédiens, "Comptine" est un huis-clos qui, insensiblement, nous fait toucher à l’horreur. Francis Chenot - Drapeau Rouge - « Comptine ».

    La tension monte, inéluctable, le corps-à-corps devient de plus en plus périlleux, étouffant, sans appel. Cette intensité, on la doit à Idwig Stéphane, le metteur en scène, plus qu’au texte d’Yves-Fabrice Lebeau.
    Avec une sûreté diabolique des signes que peuvent transmettre les acteurs-on sent qu’un homme de métier, comédien prodigieux lui-même, les a inspirés, Gérald Marti et Susy Falk ont l’art de faire pressentir l’agressivité vorace sous la comédie de la tendresse, le cannibalisme que l’auteur veut faire affleurer à tout moment sous les conventions de l’amour maternel et filial. Jacques De Decker - Le Soir - « Comptine »



  • L’ENFANT ENFOUI de Sam Shepard, mis en scène par Jean-Claude Idée (1986).

    Idwig Stéphane, en « patriarche », crache ses poumons comme au halètement d’un soufflet de forge. Il compose son numéro comme l’eût fait un Dufilho.Pourquoi Pas ? - Jean Pigeon- « L’Enfant Enfoui »

  • COUP DE CHAPEAU(1985).

    Voici près de deux ans, ce talentueux comédien belge s’écroulait, victime d’une thrombose Et d’un style de vie trop épuisant. A demi paralysé et pratiquement privé de la parole, Idwig Stéphane a courageusement décidé de remonter la pente et y est parvenu, avec l’aide d’un logopède. Aujourd’hui, remis de son accident, il triomphe au théâtre de Poche dans « Hosanna » où il interprète un homosexuel « cuir » confronté aux angoisses de son compagnon travesti (Jean-Daniel Laval). Un duo d’acteurs comme on en voit trop peu sur les scènes bruxelloises. Confiant en l’avenir, Idwig fourmille de projets : le prochain film de Marc Lobet, « Cormoran », une mise à l’Esprit Frappeur, peut-être l’un ou l’autre téléfilm.




  • HOSANNA de Michel Tremblay, mis en scène par Daniel Scahaise (1985).

    Idwig Stéphane, lui, nous donne sa plus belle création depuis Pauvre B…Il semble même que, depuis- et l’épreuve d’une longue maladie doit y avoir sa part-il ait encore gagné en maîtrise et en concentration : Cuirette, faux dur au cœur tendre, drôle et attachant, qu’il compose jusque dans le moindre détail, est un sommet de l’art du comédien. Jacques De Decker - Le Soir - « Hosanna »



  • HAMLET, mis en scène par Daniel Scahaise (1985).


    C’est Idwig Stéphane dans le rôle du roi qui donne le meilleur de lui-même, passant de la perfidie à la flatterie. Paul Herman - « Hamlet »



  • « CHTONIEN »... OU LA PATROUILLE DES TAUPES, mis en scène par Idwig Stéphane (1985).


    « Exploiter cette implosion d’énergie qui vient du ventre », voici sans doute ce qu’Idwig Stéphane- à qui nous devons ce merveilleux montage des textes- a lancé à ses « gosses » jeunes émoulus du Studio D’Acteurs Parallax. Ils nous dévoilent dans « Chtonien…ou la patrouille des taupes » toute la palette de leurs talents ; ils s’ébrouent dans la semi-obscurité d’un cimetière comme de jeunes chevaux sur un tapis de feuilles mortes et manipulent la Genèse et les mythes de tous les temps avec un zeste d’humour et de brio. « La nouvelle manière », si j’ose dire, de « prendre » notre culture pour peindre l’ambiguïté de ce qui se passe ici-bas, entre la vie et la mort, entre les hommes et les femmes. Ch. G.- « Chtonien »



  • LE ROI LEAR, mis en scène par Michel Dubois (1981).



    Le rôle de Lear, tenu par Idwig Stéphane, est énorme. Tout d’abord, il faut dénicher l’oiseau rare, l’acteur capable de jouer le rôle-titre. C’est une véritable gageure. Il doit être fort comme un chêne, cassant comme une brindille sèche, léger comme la jeunesse, pesant comme la vieillesse, il doit savoir courir le 100 mètres mais être également un coureur de fond. Il doit concilier l’inconciliable. Idwig Stéphane témoigne ici d’une puissance peu commune. Liberté - M.P. « Le Roi Lear »



  • BRUGES-LA-MORTE, film réalisé par Roland Verhavert (1981).

    Idwig Stéphane campe un inoubliable Viane, auquel il confère toute la violence, toute la souffrance voulues. A son jeu d’une densité, d’une autorité exceptionnelles, répondent la beauté, presque de porcelaine et de sensuelle sensibilité. La Libre Belgique.



  • MINETTI mis en scène par Elvire Brison (1980).

    Pour assurer le personnage écrasant de Minetti, Elvire Brison a demandé son concours à Idwig Stéphane qui n’avait plus accepté d’engagement depuis « Pauvre B … » et qui ne s’est pas immédiatement laissé convaincre… « En réalité, dit-il, je ne voulais plus faire de théâtre. Je préférais travailler à mon bateau et attendre le début du tournage du film que Roland Verhavert s’apprête à tirer de « Bruges-la-Morte », et dont je joue le rôle principal. Quand j’ai lu la pièce, j’ai été ébranlé par ce texte qui a une dimension testamentaire. En fait, j’ai accepté par peur. J’ai déjà fait des choses difficiles mais ici j’ai l’impression de faire du funambulisme sans fil...

    ...Je ne conçois pas un théâtre qui ne soit pas une aventure tout à fait risquée. Si j’ai arrêté d’enseigner au Conservatoire de Paris, c’est parce que j’avais l’impression que nous formions des singes pour une belle vitrine. En fait, je déteste faire du théâtre, sauf quand il est, comme dans ce cas, l’occasion d’une expérience deslimites. Jacques De Decker - « Minetti »

    Idwig Stéphane, tout d’abord, qui fait de son interprétation plus qu’une prouesse technique : un corps à corps avec le texte dont on ne sait jusqu’à l’ultime seconde s’il ne lui sera pas fatal. Il est rare de voir un comédien considérer son art comme une tauromachie. Il faut dire que cette pièce, extraordinaire méditation sur la condition de l’acteur, qui échappe à toutes les réductions anecdotiques et caricaturales, ne pouvait que provoquer un comédien en la trempe de celui qui fut Pauvre B... Jacques De Decker - « Minetti »- Festival Europalia



  • PAUVRE B… , mis en scène par Patrick Roegiers, 1978.

    Idwig Stéphane est Pauvre B, il est Baudelaire. Superbe performance d’un acteur qui donne la scène, qui est ce poète qui hurlait : « Je suis de ceux que les hommes n’aiment pas mais je suis de ceux dont les hommes se souviennent ». Son Baudelaire malade, rongé en dedans par lui-même, crispé et fou fera date. C’est un spectacle qu’il ne faut pas manquer. Le Soir - Luc Honorez- « Pauvre B », 13 Septembre 1978.

    Idwig Stéphane est Baudelaire, seul face à la Belgique et à lui-même, à sa mère invisible, à la maladie. Dandy, ganté de rose, aux cheveux teints, petit, il occupe la scène, tragique dans chacun de ses gestes, de ses regards, de ses pas. C’est une des compositions les plus saisissantes, mécanique, réglée, acérée, qu’il nous a été donné de voir. Spectacle exceptionnel.(La nouvelle gazette - G.R. « Pauvre B »)

    Baudelaire ressuscité. Le monologue se trouve non seulement mis en valeur mais pris à bras le corps par un comédien d’un talent exceptionnel. Jo Gérard - « Pauvre B »

    Stéphane nous émeut, nous fascine et nous dérange comme si l’âme torturée de Baudelaire s’était brusquement emparée de sa personne, comme si le corps déjà malade de l’écrivain animait ses mouvements saccadés. Nous avons eu la chance pour quelques jours de posséder Baudelaire ressuscité parmi nous plus vrai que nature. Il faut assister toutes affaires cessantes à ses colères, à ses méditations et à ses combats avec lui-même et avec l’ange. L’Eventail - « Pauvre B »

    Travail scénique impressionnant. En jaquette et gilet, ganté de rose, Idwig Stéphane prend en charge ce personnage échevelé du poète devenu comme étranger à toute humanité, perdu dans la mécanique des se phantasmes, dandy désormais dérisoire. C’est à la fois très irréel et cependant créateur, outrancier et néanmoins remarquable.Pourquoi Pas ?- Joseph Bertrand - « Pauvre B ».



  • BAAL, mis en scène par Idwig Stéphane (1976).

    J.F.- « Baal » a écrit suite à sa rencontre avec lui: "A Gand, la compagnie A.R.C.A. a donné quelques représentations de « BAAL » de Brecht, dans une mise en scène d’Idwig Stéphane et avec une musique originale de Clee VanHerzeele. Nous avons rencontré à cette occasion Idwig Stéphane qui joua notamment dans " Pallieter " et " De Loteling "(au cinéma) ainsi que dans "Mistero Buffo"(au théâtre). Idwig Stéphane partage son temps depuis le début de l’année entre la Belgique et Paris où il est chargé de cours au conservatoire.

    - Quel cours donnez-vous ?

    - Un cours qui s’appelle officiellement « expression corporelle » mais que j’appelle, moi, « éducation gestuelle », car il vise à débarrasser les futurs comédiens de leurs tendances narcissiques ou exhibitionnistes.
    A côté de cela, je répète avec Silvia Montfort, une pièce d’Ibsen « Nous nous réveillerons d’entre les morts ».
    C’est dire que pour « Baal » j’ai été obligé de faire une constante navette entre Gand et Paris.

    - Vous semblez satisfait.

    - Qui est jamais tout à fait satisfait ? Mais j’espère qu’on verra dans ce spectacle la preuve qu’il est possible de faire du bon théâtre sans beaucoup de moyens. Il faut de l’argent, bien sûr, mais la réussite d’un spectacle est avant tout liée à l’état d’âme d’une compagnie. J’ai été très exigeant car j’attends des comédiens qu’ils possèdent une maîtrise « technique » parfaite, basée sur la conscience de leur corps et la disponibilité de leur esprit. Cela est plus important que ce qu’on appelle en général « le talent » ou que le bla-bla théorique où l’on rebâtit à perte de vues le théâtre et le monde.
    La base du théâtre dramatique c’est le comédien« scientifique ». Les acteurs gantois m’ont suivi dans cette optique, ce qui m’a rendu très heureux.



  • DREYFUS, mis en scène par Jacques Rosner (1974)

    Et puis il ya Idwig Stéphane , un « Maurice » un auteur psychopathe, complètement « dingue » totalement illuminé, qui a sa vérité, même si elle n’est pas historique, c’est la vérité, avec ses décharges, ses trompe-l’œil, ses grincements, ses manques, ses aurores pour « lendemains qui chanteront. Edmée Santy - « Dreyfus »